Conseil des écoles fransaskoises

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Blogue d’André Messier, directeur général adjoint à l’éducation

Choisir de travailler avec les jeunes

J’ai le plaisir, lors de mes déplacements vers les diverses écoles, d’apprendre à connaître davantage chacune des communautés francophones et, à chaque fois, je me surprends à être interpellé par la qualité des personnes qui ont choisi de travailler à éduquer les enfants en français, en Saskatchewan.

Que de dévouement, que d’engagement à faire une différence positive dans la vie de ces jeunes… Les exemples sont tellement nombreux : des profs qui font le taxi à 6 heures le matin afin que des jeunes puissent participer à un sport, d’autres qui accompagnent les jeunes toute une fin de semaine pour un camp de pastorale ou un camp sportif, ou encore qui partagent des heures à soutenir leurs apprentissages… La qualité de la relation qui s’établit entre les jeunes et les adultes est une grande source de motivation pour moi… Dans un monde où l’indifférence semble être la norme, des ilots de compassion émergent et relient les humains entre eux… Et je vois cela dans les écoles du CÉF!

Bien sûr que le quotidien, parfois, nous submerge avec des défis qui nous semblent insurmontables… C’est alors que la force de l’équipe, la solidarité qui nous rassemble vers l’atteinte de ce but unique qu’est la réussite de chaque élève, prend tout son sens : cette équipe qui se construit et qui sait soutenir ses membres…

En février, la société prend le temps de souligner et de célébrer les hommes et les femmes qui oeuvrent en éducation. C’est heureux! Je tiens à vous dire, à mon tour, merci pour votre engagement, votre contribution à la construction identitaire des jeunes, à l’édification de la société fransaskoise!

André

Les trois piliers

Au cœur des efforts déployés pour assurer la réussite de chaque élève se trouvent trois piliers : le développement d’une culture de collaboration et d’excellence axée sur la réussite de chaque élève, les communautés d’apprentissage et la réponse à l’intervention.

Ces trois volets de la stratégie peuvent apparaître comme trois chantiers uniques, différents, mais ils sont complémentaires et contribuent tous à l’atteinte de notre but.

Développer une culture d’excellence, c’est accepter de fixer un seuil pour la réussite des jeunes : au CEF, c’est minimalement 80% des jeunes qui doivent réussir à un niveau 3 ou à 80% leurs apprentissages. À la fin de la maternelle 5 ans, c’est 90% de nos jeunes qui doivent être à niveau pour l’entrée en première année. Et, au bout du continuum, c’est un taux de diplomation de 95% que nous visons. Développer une culture d’excellence, c’est s’engager à maintenir ces exigences élevées et soutenir les élèves afin qu’ils puissent les rencontrer.

Une culture d’excellence repose aussi sur la formation continue des membres de l’organisation et intègre les données des recherches récentes en éducation. Une telle organisation a clairement établi sa vision, sa mission et ses valeurs. C’est d’ailleurs ce que chaque école a réalisé l’an dernier.

Le travail des communautés d’apprentissage professionnelles vient soutenir cette visée d’excellence pour nos élèves, en permettant aux équipes de développer un curriculum viable et garanti. À partir de la question : qu’est-ce qu’on veut que les élèves apprennent?, on peut préciser les objectifs visés par notre enseignement, s’entendre entre collègues d’un même niveau et prendre le temps aussi d’échanger avec les collègues des autres niveaux sur ce que les élèves apprennent. La réflexion autour des succès ou des difficultés des élèves permet d’ajuster le tir, en agissant principalement sur deux leviers : le temps et les stratégies. Et la question de l’évaluation est présente tout au long de cette démarche.

La réponse à l’intervention (RAI) est un modèle, reconnu par la recherche, qui nous permet de soutenir les apprentissages des élèves, en fonction de leurs besoins. Elle vise à procurer des interventions et un enseignement de grande qualité adaptés aux besoins des élèves, en évaluant régulièrement leurs progrès en vue de pouvoir prendre des décisions relatives aux ajustements à apporter à l’enseignement afin d'agir précocement auprès de l'élève qui éprouve des difficultés au lieu d'attendre l'échec.

Ces trois éléments s’intègrent les uns aux autres. Évidemment, dans une période d’appropriation, ce n’est pas toujours aisé de bien comprendre l’agencement de ces diverses parties ou de mesurer les impacts sur notre façon de travailler. Le travail d’équipe devient alors de plus en plus essentiel!

Le rôle de l’assistant ou de l’assistante en éducation inclusive

Présence silencieuse en classe, attentives aux apprentissages des élèves, ces personnes jouent un rôle vraiment de premier plan dans la réussite des jeunes. Confrontées souvent à des situations difficiles avec des enfants, elles aident à la résolution des problèmes.

Le rôle des AEI a été clairement défini dans un document du CÉF, qui peut être consulté via les ressources humaines. Retenons simplement ce qui suit :

« Le poste d’assistant/assistante en éducation inclusive existe dans le contexte du modèle d’inclusion dans la salle de classe afin d’appuyer les jeunes dans leur apprentissage tout en leur assurant un succès académique. L’enseignant/enseignante assure, avec l’appui de l’assistant/assistante en éducation inclusive, la mise en œuvre des programmes d’études ainsi que toutes autres ressources éducatives essentielles pour le développement de l’apprentissage des jeunes surtout ceux et celles qui ont besoin d’appui et de ressources supplémentaires ».

Un merci sincère à tous ceux et celles dont les efforts soutiennent le travail de l’enseignant et les apprentissages des élèves.

Une école francophone, c’est quoi ?

On entend souvent des comparaisons, parfois douteuses, entre l’école francophone et l’école anglaise offrant un programme d’immersion. La Fédération nationale des conseils scolaires francophones a publié, en février 2016, des énoncés de principes. Le premier est libellé comme suit :

L’école de langue française exerce son mandat en protégeant, valorisant et transmettant la langue française.

Pour ce faire, l’école de langue française intègre la dimension culturelle et identitaire dans l’enseignement et les apprentissages…

Bref, un document utile, qui soutient la réflexion et que vous pouvez consulter en cliquant ici.

Les monitrices et les moniteurs de langue

Le groupe s’est réuni à nouveau, le 19 janvier dernier, lors d’une vidéoconférence ZOOM qui a permis de partager sur les activités réalisées ces derniers mois et les stratégies déployées afin de soutenir l’apprentissage de la langue française chez nos jeunes.

La planification des prochaines semaines a aussi fait l’objet de discussions : St-Valentin, St-Patrick, CÉFOI, mois de la Francophonie, mois des Noirs, au cours duquel défilé de mode et gastronomie africaines seront à l’honneur. D’autre projets sont aussi prévus : journée hawaïenne et journée de l’agriculture!

Bravo pour toutes ces initiatives!

Les 10 principes de la pédagogie en milieu minoritaire

Au début de l’année, lors de son allocution de bienvenue, le directeur général à l’Éducation nous a tous invités à être des « passeurs culturels ». Dans cette foulée, les écoles ont reçu un jeu de deux affiches qui présentent les 10 principes de la pédagogie en milieu minoritaire. En cette mi-année, peut-être qu’il serait opportun de prendre quelques instants afin d’en prendre connaissance et de se questionner sur l’utilisation de ces principes dans nos actions quotidiennes…

Une suggestion de lecture…

suggestion lectureCes enfants de ma vie "édition du centenaire"Ils sont six : Vincento, le petit Italien effrayé par la rentrée; Clair, qui apporte un pauvre cadeau de Noël à sa maîtresse; Nil, à la voix d’alouette; Demetrioff, le merveilleux calligraphe; le petit André Pasquier, gardien de la maison maternelle; et Médéric, le beau cavalier adolescent qui connaît tous les secrets de la nature. Au milieu d’eux, leur institutrice, une jeune femme de vingt ans à peine, qui apprend la vie en même temps qu’elle la leur enseigne. Et tout autour, le Manitoba des années 1930, la plaine, la société des immigrants venus de tous les coins de la terre, la pauvreté, et l’étonnement de vivre. Ce livre de maturité fait apparaître avec plus d’éclat que jamais les qualités d’émotion, d’observation et d’écriture qui singularisent si fortement l’œuvre de Gabrielle Roy. En s’inspirant de sa propre expérience d’institutrice, la romancière trace ici le portrait de jeunes êtres qui pour elle portent à la fois le visage de l’enfance et celui de l’humanité tout entière. À travers Nil et Demetrioff se manifeste le pouvoir de l’art et de la beauté; chez André s’incarnent les humbles vertus du courage et du don de soi; par Médéric, enfin, se révèlent les frémissements de la sensualité et la puissance mystérieuse de l’amour.

Ce roman est le dixième ouvrage que Gabrielle Roy a publié. Il a paru pour la première fois à Montréal en 1977 et a été traduit par la suite en anglais, en japonais et en coréen.

La présente édition contient le texte définitif, revu et corrigé, de Ces enfants de ma vie, suivi d’une chronologie et d’une brève notice.